Je pars ce mercredi en mission en Tunisie, à Sousse et Tunis, dans le cadre des cérémonies de commémoration de l’assassinat de Mohamed Brahmi survenu le 25 juillet 2013, quelques semaines après l’assassinat de Chokri Belaïd en février 2013. Deux pertes terribles, deux disparitions violentes qui ont ébranlé notre famille politique en Tunisie et pour lesquelles nous n’avons jamais manqué d’exprimer notre soutien et notre solidarité.

J’y serai donc pour représenter le Parti de Gauche avec Alain Billon, notre responsable Maghreb-Machrek. Au programme, le jeudi 23 juillet sera consacré à la lutte contre le terrorisme avec un débat et une visite à Sousse, sur les lieux du dernier attentat, organisée par la fondation Mohamed Brahmi ; le 24 juillet nous serons à un colloque sur “l’union des forces progressistes dans le monde arabe” ; le 25 juillet en visite au cimetière Zallaj de Tunis, et je prendrai la parole pour le PG au grand meeting populaire qui se tiendra ce samedi en fin de journée au Palais des congrès de Tunis.

En marge de ce programme officiel, nous aurons également des échanges avec nos camarades du Front populaire tunisien sur la prochaine conférence méditerranéenne, qui pourrait se tenir à Tunis (la dernière ayant eu lieu à Istanbul, voir mon récit) et nous profitons de cette mission pour essayer d’organiser des rencontres complémentaires, notamment avec les députés Mongi Rahoui et Mbarka Brahmi Aouainia, ainsi qu’avec Riyad Ben Fadhel, un proche conseiller de Hamma Hammami. J’avais déjà eu le plaisir de participer à un congrès avec ce dernier il y a deux ans à Saint Denis, et Hamma Hammami était également présent à notre Congrès du PG il y a deux semaines, où il a présenté notre objectif commun de coordination des forces de la révolution citoyenne du petit bassin méditerranéen.


Je réfléchis donc également à la meilleure manière d’en profiter pour relancer le projet de tribune commune initié à Istanbul sur l’écosocialisme euro-méditerranéen et identifier de nouveaux signataires du Portugal, Espagne, Grèce, Italie, Algérie, Lybie… Enfin je pars naturellement avec la traduction arabe du Manifeste pour l’écosocialisme sous le bras et en parsèmerai généreusement notre mission, notamment à travers les questions de gestion des biens communs, de refus des gaz de schiste, la problématique des déchets notamment via la lutte citoyenne à Djerba, et la défense des écosystèmes méditerranéens de notre belle Mare Nostrum.

Enfin parce que le beau doit aussi irriguer la politique, nous aurons la chance de nous évader un soir pour assister à un spectacle d’opéra de musique soufie sur la scène du théâtre antique de Carthage… J’essaierai de relater tout ceci ici autant que possible, comme je l’avais fait déjà sur ce thème de l’écosocialisme et de la Méditerranée à Rome, Istanbul, Tunis ou encore au Maroc. A très vite donc.

Photos : Forum social mondial de Tunis en 2013